S01E04 – The Tumblr Kind

Fringe – The End of all things (S04E14)

[Ce billet résume une communication donnée à la journée doctorale de l’AFECCAV, à Paris, le 7 septembre 2013, et s’en écarte en présentant en détail une méthodologie.] [EDIT (2018) : une version plus détaillée de cette analyse est présente dans la thèse en section III.2.3.]

Dans le cadre de ma thèse portant sur la complexité narrative des séries télévisées, je me suis lancé dans une étude de réception autour de la série Fringe (Fox, 2008-2013). Arrivée au terme de ses cinq saisons, elle a tiré sa révérence selon ses termes le 18 janvier 2013. 24 heures plus tard, j’étais sur le réseau de microblogging Tumblr pour récolter les réactions des utilisateurs. Ce billet est une tentative d’explorer la méthodologie requise pour l’analyse d’un flux sur Tumblr : en effet, j’ai été bien incapable de trouver une méthodologie toute faite, car peu de chercheurs semblent s’intéresser à Tumblr. On va d’abord parler technique, et j’analyserai ensuite brièvement les résultats que j’ai pu récolter. Attention, quelques spoilers sur la série se baladent dans ce billet.

A gif of Walter Bishop (Unknown author)

I – INTRODUCTION

Fringe ?

Fringe est une série de science-fiction comme on en voit trop rarement à la télévision. D’abord considérée comme une copie de The X-Files (Fox, 1993-2002), elle a vite su trouver sa propre identité et proposer, au-delà d’une mythologie fondée sur l’existence de mondes parallèles et d’envahisseurs du futur, un récit prenant sur la quête d’identité et sur la définition de l’humanité. Elle raconte l’histoire d’Olivia Dunham (Anna Torv), agent du FBI qui, pour résoudre des enquêtes impliquant des phénomènes inexplicables, fait appel à un scientifique génial et dérangé, Walter Bishop (John Noble). Pour faire sortir Bishop de l’asile, elle le confie à la garde de son fils, Peter Bishop (Joshua Jackson), arnaqueur à ses heures. On retrouve dans Fringe cette obsession des productions de Bad Robot (J. J. Abrams) pour la filiation, les responsabilités qu’une génération doit prendre pour celle qui suit ; son réseau de personnages est donc constitué, comme dans Lost (ABC, 2004-2010) ou Alias (ABC, 2001-2006), comme une grande famille dysfonctionnelle.

Tumblr ?

Tumblr est un réseau de microblogging qui est devenu le repaire de nombreux fandoms suite à la chute de popularité de LiveJournal en 2007. Il permet de publier très facilement des billets sur un blog personnalisé, sans avoir à réaliser des réglages complexes, encore moins savoir coder en html. Le pratiquant à titre personnel depuis plus de deux ans (pour les curieux, je suis ici), je savais à peu près à quoi m’attendre en me lançant dans cette étude de réception ; la particularité d’un réseau comme Tumblr est de se focaliser sur le visuel, ses utilisateurs postant souvent autant d’images que de texte. Contrairement à d’autres réseaux spécialisés, par exemple, dans la mise en commun de fanfictions écrites (des récits écrits par les fans, réemployant les personnages et univers de leurs œuvres favorites), Tumblr fait la part belle au fanart graphique, qu’il soit en .jpeg ou en .gif animé, voire même sonore ou audiovisuel.

Le bouton « reblog » – qui évoque la fonction « retweeter » sur le réseau Twitter – permet de faire circuler les billets les plus populaires. En revanche, à chaque reblog, l’utilisateur peut apposer ses propres tags (ou libellés), parfois très fantaisistes, rendant la maîtrise du flux souvent difficile. Un reblog consiste en une « re-publication » d’un billet qui n’est pas le vôtre sur votre propre blog ; l’action conserve non seulement la source du billet (l’utilisateur qui l’a créé), mais aussi la trace de tous les utilisateurs qui l’ont rebloggé, mis dans leurs favoris, et commenté. Il est ainsi possible de suivre l’évolution de la popularité d’un billet qui circule sur Tumblr.

Fringe – Lysergic Acid Diethylamide (S03E19)

II – METHODOLOGIE

1 – Création du blog

Possédant déjà un compte Tumblr (avec lequel vous pouvez créer plusieurs blogs), j’ai créé un blog dédié à cette recherche, intitulé anomalyxb-6473876.tumblr.comJe fais ici référence au titre de l’un des épisodes de FringeAnomaly XB-6783746 (S05E10). Pourquoi ne pas avoir employé un titre plus « académique » comme « recherche.fringe.tumblr.com » ? Parce que, si Tumblr n’est pas le carnaval ambulant qu’est 4chan, c’est actuellement un des hauts-lieux des Internets, où se font et se défont les mèmes avant même qu’ils ne soient publiés sur Facebook. Tumblr possède un esprit décalé, porté sur le .gif animé et occupé par les fans. La plupart de ses utilisateurs sont assez jeunes si l’on en croit Quantcast, et le réseau possède ses propres private jokes comme SuperWhoLock.

Votre adresse Tumblr doit en dire long sur vos centres d’intérêts, votre degré de connaissance d’un univers fictionnel ou encore votre sens de l’humour. Lors de mon relevé, j’ai croisé des URLs telles que mypatronusisrorypond (Harry Potter, Doctor Who), thewatcherscouncil7(Buffy the vampire slayer) ou encore dontblinkmywaywardddetective(Doctor Who, Supernatural, Sherlock), dans les 60 premiers résultats du blog. Ces adresses sont une invitation à deviner à quoi elles font référence.  Jouons le jeu, donc, le contact avec les utilisateurs n’en sera que meilleur.

2 – Signalement du blog

Je me suis clairement signalé en tant que chercheur dans l’intitulé du blog (en anglais dans le texte), mais en abordant une posture d’acafan à mi-chemin entre le chercheur et le fan. Il me semblait que c’était la meilleure solution. J’ai reçu une dizaine de messages (chaque blog possède une partie « ask » via laquelle d’autres utilisateurs peuvent vous poser des questions) : ces utilisateurs, généralement des gens dont j’avais rebloggé les billets, semblaient intrigués et souhaitaient en savoir plus, et les échanges étaient chaleureux.

3 – Le reblogging

Les choses sérieuses commencent. Le double-épisode final de la série (en réalité, deux épisodes, mais qui fonctionnaient ensemble comme un double) ayant été diffusé le 18 janvier à partir de 20h00 (heure de New-York), je me suis mis au travail le lendemain, 19janvier. J’ai d’abord visionné ce double-épisode (dans le cas contraire, la recherche des billets m’aurait révélé les éléments majeurs du final de la série…). Ensuite, en prenant en compte le décalage horaire, j’ai attendu qu’il soit 20h00 (heure de New York), donc très exactement 24 heures après le début de la diffusion, et j’ai lancé une recherche dans Tumblr sur le mot-clé « fringe« . Ce mot-clé est celui qui m’a ramené le plus de résultats, comparé par exemple à des mots-clés plus ambigus comme « olivia », ou plus spécifiques, comme les hashtags #KeepLookingUp et #WeCrossedTheLine proposés par la chaîne Fox lors de la diffusion de l’épisode (et destinés en priorité à donner de la visibilité à la série sur le réseau Twitter).

En janvier 2013, Tumblr renvoyait les résultats par ordre antéchronologique, du plus récent au plus ancien (à ce jour, l’interface a évolué, et on peut choisir de classer les résultats par ordre antéchronologique, ou bien par popularité). J’ai donc commencé à reblogger, sur le blog que j’ai créé, l’intégralité des résultats, en commençant par les plus récents, puis en remontant le fil du temps jusqu’à ce que j’arrive au moment de la diffusion. J’ai choisi de terminer par quelques billets dans lesquels les utilisateurs annonçaient que le double-épisode allait commencer dans moins d’une minute.

J’ai ainsi pu reblogger 24 heures de résultats, en partant des plus récents, ceux du 19 janvier à 20h00 (heure de New York), et en remontant péniblement jusqu’au 18 janvier, 20h00 (heure de New York). Pourquoi « péniblement » ? Parce que Tumblr n’est pas prévu pour une utilisation massive telle que celle-ci. Premièrement, dans votre tableau de bord – l’endroit qui affiche les billets des utilisateurs que vous suivez, mais aussi les résultats de recherche – aucun tampon horaire n’est indiqué. J’ai dû, au jugé, lire les billets pour comprendre quand ils étaient situés, et ainsi décider du moment où je devais arrêter de reblogger. Deuxièmement, la limite quotidienne de publication sur le réseau est de 300 billets. Or, sur ces fameuses 24 heures de publications, j’ai relevé pas moins de 4191 billets. Limité à 300 reblogs par jour, j’ai donc dû prendre des précautions (laisser l’ordinateur en veille, ne jamais fermer le navigateur, quotidiennement mettre en favoris la page de recherche à laquelle je m’étais arrêté), et cette activité m’a pris près de deux semaines. Aujourd’hui, avec la nouvelle interface qui ne sépare pas les résultats de recherche en différentes pages mais affiche une seule timeline, je pense que j’aurais très vite perdu le fil de mes reblogs, probablement via un crash de la page lié à un manque de mémoire cache. Un problème que j’ai rencontré récemment, lorsque j’ai rebloggé, en trois jours, 75 minutes de réactions suivant la diffusion de l’épisode anniversaire de Doctor Who (BBC, 2005- ?).

4 – Numéroter les billets

Une fois vos billets publiés, il vous suffit d’aller dans la partie « Billets » de votre tableau de bord pour les consulter et les modifier si besoin ; ils y sont classés du plus récent au plus ancien, dans l’ordre de publication. Néanmoins, par souci de précision, j’ai choisi de numéroter un à un les billets récoltés (Tumblr propose des modifications de masse, mais pas pour les numérotations). Cela signifiait remonter le fil de mes publications et, pour chaque billet, attribuer un libellé correspondant à sa place dans le flux. Puisque, pour reblogger, j’avais remonté le temps, les derniers billets publiés étaient ceux qui correspondaient au début de la diffusion du double-épisode. Le billet 1 était donc un billet situé juste au début de la diffusion. Arrivé au terme de la modification des libellés, j’ai trouvé le premier billet publié sur le blog, celui qui avait été créé par son utilisateur 24 heures après la diffusion du double-épisode. Celui-ci s’est vu attribuer le libellé 4191.

5 – Classer les billets

J’ai ensuite créé une typologie pour les billets, en les classant en fonction de divers critères. J’ai consulté les billets un à un et joué au bingo, cochant les cases appropriées. Voici comment étaient organisées les colonnes de mon fichier de tableur.

Feuille 1 : Le flux

Le billet y était analysé d’un point de vue formel : langue utilisée, type de billet (y a-t-il du texte, une image, une vidéo, un fichier audio ?), et surtout, quelle est la principale utilisation de ce billet ? Pour cette dernière partie j’ai créé des catégories mutuellement exclusives, et si certains billets m’ont posé quelques problèmes, l’immense majorité d’entre eux ne laissaient aucun doute sur leur fonction première. Pendant la diffusion du double-épisode, par exemple, la plupart des billets consistaient en du liveblogging(commentaire « en direct » pendant l’épisode) tandis que les billets destinés à présenter du fanart sont devenus légion dans l’heure qui a suivi la fin de la série.

Feuille 2 – Le fond

Ici j’analysais plus précisément la composition des fanarts (par exemple, étaient-ce de simple captures d’écran ou bien des créations ayant visiblement nécessité un minimum de traitement infographique ? Le matériel promotionnel de la série était-il utilisé ?). Je me suis aussi intéressé aux références au fandom, à Tumblr, à la notion de « trending« , ou encore la mention de proches avec qui les utilisateurs visionnaient ou discutaient du double-épisode.

Feuilles 3, 4, 5

Ces feuilles servaient principalement mon travail de thèse : j’y analysais les mentions des personnages fictionnels, des interprètes, puis, pour chacun des deux épisodes, la mention des différentes scènes et moments-clés qui le constituaient.

Même en ayant parcouru le flux deux fois avant de me lancer (une fois pour reblogger, une fois pour numéroter), je me suis parfois rendu compte, en cours de classification, que j’oubliais des catégories. Ce qui signifiait revenir en arrière pour corriger le tir. Ce travail de fourmi m’a pris près de deux mois, mais se révèle, encore aujourd’hui, une mine d’or.

Fringe – Inner child (S01E15)

III – RESULTATS

Quelques chiffres

Malgré les limitations de Tumblr, de précieux renseignements peuvent être obtenus une fois le flux isolé, « sauvegardé » sur un blog dédié. Par exemple, je me suis efforcé de localiser temporellement un maximum de billets, soit en me fiant à des indications dans le texte, soit en consultant des billets directement sur les blogs des utilisateurs (et non dans mon tableau de bord) : suivant le modèle de mise en page qu’ils choisissent, la date et l’heure sont parfois affichées sur les billets. Ne restait plus alors qu’à vérifier le profil des utilisateurs pour savoir d’où ils publiaient, et en déduire un fuseau horaire. Résultat ? Sur 4191 billets, plus de la moitié ont été publiés dans les trois heures suivant le début de l’épisode. Il était donc vraiment question de liveblogging, de réaction à chaud.

3822 billets contenaient du texte (98,4% d’entre eux en langue anglaise) ; 699, au moins une image fixe (.jpeg ou .png par exemple); 689, au moins une image animée (.gif). Un flux certes atypique pour Tumblr, principalement visuel ; des chiffres dus au phénomène du liveblogging, de courts billets texte exprimant les réactions des utilisateurs alors qu’ils visionnent l’épisode. Pas moins de 1486 billets concernaient ce liveblogging. Venaient, ensuite, avec 736 billets, des réactions post-visionnage, sans critique articulée, et exprimant d’abord la stupéfaction/la joie/la tristesse des utilisateurs. Dans le bas du tableau, seuls 41 billets concernaient des méthodes illégales de visionnage. Soit 1% du flux.

Des informations intéressantes ressortent de ces chiffres accumulés. Ici, la mention d’une instance auctoriale révèle un fait connu, intuitivement, des fans et des chercheurs travaillant sur les productions Bad Robot : le « syndrome J. J. Abrams », ou l’utilisation du nom du créateur comme marque sur des projets qu’il supervise souvent de très loin.

L’émotion par l’image

Durant ma communication à l’AFECCAV je me suis notamment concentré sur l’aspect visuel du relevé, qui constitue la particularité de Tumblr. Le réseau vous permet de créer des photosets, des billets comportant une ou plusieurs images que vous arrangez selon des compositions prédéterminées. Beaucoup d’utilisateurs choisissent par exemple de reconstruire, à l’aide de quelques plans, des scènes marquantes.

Les scènes peuvent aussi être recomposées à partir de .gif animés, comme par exemple dans ce billet évoquant les retrouvailles entre les deux Olivias. Les fans de Fringe utilisent les photosets pour dresser des parallèles entre plusieurs scènes, parfois à l’échelle de la série. De nombreux utilisateurs ont par exemple noté que le portail utilisé par Walter et Michael dans le final de la série rappelait celui emprunté par Walter et un autre enfant, en l’occurrence Peter, durant la saison 2.

Des fanarts plus complexes ont nécessité un peu de travail, comme celui ci-dessous, où des filtres colorés ont été appliqués, et du texte ajouté. Les utilisateurs du réseau s’échangent souvent des conseils pour utiliser soit Photoshop, soit des alternatives gratuites de retouche d’image.

Le fanart n’est pas le seul moyen d’exprimer ces analogies. Dès la fin du double-épisode, de nombreux utilisateurs faisaient la synthèse de la ligne thématique de la série dans de courts billets texte.

Les utilisateurs de Tumblr emploient des images, souvent des .gif animés, pour exprimer leurs émotions, dénommées « Feels« . Ces images viennent soit de sources extérieures, comme dans ce billet, soit elles sont tirées de la série qui est commentée. En l’occurrence, un .gif tiré de Fringe a eut énormément de succès : celui-ci. En apparence, il montre Olivia en train de pleurer, et semble exprimer la tristesse. Mais pour qui connaît la série, il intervient dans le contexte d’une scène qui modifie son interprétation. Pour faire court, après avoir perdu un collègue, Olivia reçoit un conseil étrange de la part de Sam Weiss : récolter des cartes de visite lors de ses enquêtes, puis y sélectionner des lettres au hasard pour en tirer une phrase. Pour qui connaît cet épisode, le .gif n’évoque donc pas un sentiment général de tristesse, mais plus spécifiquement l’acceptation du deuil, accompagné de la mention « You’re gonna be fine« . Ce n’est pas anodin, puisque de nombreux utilisateurs ont utilisé le champ lexical du deuil pour évoquer leur rapport à la série dans le relevé que j’ai effectué.

Enfin, il est intéressant de voir comment la série Fringe a su construire un symbole : la tulipe blanche. Symbole de rédemption et d’espoir, elle apparaît dans un épisode de la saison 2, White Tulip, désigné par J. H. Wyman et Jeff Pinkner comme un mythalone, c’est-à-dire, un épisode à mi-chemin entre standalone (épisode indépendant) et mythologic (épisode ajoutant de nouvelles informations à la mythologie de la série, c’est-à dire à cet équilibre complexe entre complétude encyclopédique du monde fictionnel et cohérence des arcs narratifs au long cours). White Tulip n’avait pas d’importance pour l’intrigue globale de Fringe, mais sa ligne thématique, elle, était essentielle, puisqu’elle emmenait Walter vers le chemin de la rédemption. La tulipe était devenu symbole de lutte pour les fans lorsque la série voyait peser sur elle la menace d’une annulation. Elle a par exemple été brandie lors du Comic Con 2012. Elle était aussi, et est encore, symbole de l’amour que les fans portent à la série.

Il n’est guère étonnant, alors, de la retrouver dans ce relevé. 219billets la mentionnaient. Et là encore, certains composaient des gifsets ou photosets pour souligner l’analogie entre White Tulip (S02E18) et An Enemy of Fate (S05E13).

Ces quelques exemples ne sont que la pointe de l’iceberg. Alors même qu’ils réagissent à chaud, les fans, experts, parvenaient à tirer des analogies parfois complexes. le plus intéressant dans ce relevé était de voir comment, à la lumière du double-épisode final, se construisait le sens à donner à la série toute entière. Aujourd’hui, je n’ai pas fini de revenir au sein de ce corpus de 4191 billets. Je m’intéresse principalement à la perception du dénouement par les utilisateurs, et la relation émotionnelle tissée avec la série. Mais le blog est là, à disposition de tous, si jamais quelqu’un souhaitait y relever d’autres éléments.

Sitographie / Bibliographie

http://www.dailydot.com/culture/livejournal-decline-timeline/

http://mashable.com/2013/11/13/tumblr-subcultures/

http://www.rue89.com/2013/01/15/tumblr-detrone-facebook-chez-les-jeunes-americains-238621

https://www.quantcast.com/tumblr.com

http://www.dailydot.com/entertainment/superwholock-fandom-supernatural-sherlock/

BROUDOUX Evelyne, « L’exercice autoritatif du blogueur et le genre éditorial du microblogging de Tumblr », Itinéraires LTC, vol.2, juillet 2010

PEREZ, Nistasha, « Gif fics and the rebloggable canon of Superwholock » in BOOTH, Paul (dir.), Doctor Who, Bristol, Intellect Books, coll. « Fan Phenomena », 2013, p. 149-157

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