Publications

• FAVARD Florent, « Milles visages, milles identités : typologies des métamorphoses du personnage de série », Télévision, #9, printemps 2018, p. 51-66

Cet article s’intéresse aux métamorphoses subites et défamiliarisantes que peut subir un personnage de série, et au rapport à la mémoire téléspectatorielle que ces substitutions et changements de visages entretiennent ; le but est de détailler et d’explorer le potentiel d’une des catégories d’évolution des personnages sériels (le « character overhaul ») dans la typologie proposée par Jason Mittell (Complex TV, 2015).

• FAVARD Florent, « Mapping macroscopic plots in narratively complex television series », Revues française d’études américaines, #151,  décembre 2017, p. 72-85 [dowload]

Cet article s’intéresse à la visualisation des multiples arcs narratifs d’une série sous forme de diagrammes. Il s’inspire de la méthode proposée initialement par Henrik Örnebring (« The Show Must Go On… And On: Narrative and Seriality in Alias », in ABBOTT, Stacey, BROWN, Simon, Investigating Alias: Secrets and spies, New York, I.B. Tauris, 2007, p. 11-26) pour déployer une méthode visuelle capable de mieux cerner les spécificités du récit sériel audiovisuel, au-delà des arcs et cliffhangers.

• FAVARD Florent, « Livre et pouvoir des mots dans les séries de science-fiction », TV/Series #12,  novembre 2017 – [download]

Cet article s’intéresse à la représentation de l’objet livre dans des séries feuilletonnantes de science-fiction dont l’intrigue est construite de façon téléologique. Il s’agit d’explorer l’appui sur l’unité narrative et la mise en abyme de l’activité d’écriture que peuvent apporter les ouvrages centraux de Battlestar Galactica, Babylon 5 et Doctor Who ; l’article s’intéresse aussi à la tension générique du cliché du livre prophétique dans un univers de science-fiction, ainsi qu’à la dimension légitimante de l’objet.

• FAVARD Florent, « L’Unité narrative des séries télévisées », in Marie-Christine Lambert-Perreault (éd.) et. al., Télé en séries, Montréal, XYZ,  2017, p. 111-131 

Mobilisant une comparaison avec le travail effectué par Anne Besson sur les cycles littéraires, cet article aborde la possible « unité narrative » de la série télévisée, notamment au travers d’une « intrigue continue » (Besson) qui lie entre eux les épisodes, tout en jouant, à l’image des cycles, avec une « pulsion de complétude ». Tiré de la communication donnée au colloque « Télé en séries » en 2014, cet article ébauche une partie de la thèse.

• FAVARD Florent, « « Watching with ten thousand eyes«  : La Machine de Person of Interest est-elle un personnage ? », Otrante, #42, automne 2017, p. 111-126 

Cet article prend le parti d’interroger frontalement le statut de « personnage » de la Machine, superintelligence artificielle, en mobilisant les théories narratologiques sur le sujet. En effet, de manière troublante, et contrairement à la plupart des IA des fictions télévisées, la Machine ne semble pas, dans la première saison, être douée de conscience ; mais de nombreux développements de l’intrigue, et des règles de mise en scène, nous confrontent peu à peu à une conscience émergente, dont l’anthropomorphisation reste ambiguë, sans cesse questionnée.

• FAVARD Florent, « Crying, theorizing, swooning: Complexité narrative des séries télévisées et lectures (dé)genrées », in BOURDAA, Mélanie (dir.), ALESSANDRIN, Arnaud (dir.), Fan & Gender Studies : La Rencontre, Paris, Téraèdre, coll. « Passage aux Actes », 2017, p. 85-100

Ce chapitre s’intéresse à la façon dont ont été reçus les deux derniers épisodes de la série de science-fiction Fringe (Fox, 2008-2013), au travers d’un relevé de 24h de réactions sur le réseau de microblogging Tumblr. L’idée est d’esquisser une approche moins normée des lectures perçues comme genrées (théoriser, suivre l’intrigue = masculin ; s’intéresser aux personnages = féminin), celles-ci étant pratiquées de façon hybride par les utilisateur.ice.s du relevé : ces fans combinent ouvertement l’émotionnel et l’intellectuel, participant d’un éclatement des lectures genrées déjà entrevu par d’autres chercheur.se.s des Fan Studies, mais qui reste encore variable et localisé.

• FAVARD Florent, « Battlestar Galactica: A Closed-System Fictional World », TV/Series #11, juin 2017 – [download]

Cet article en anglais s’intéresse à la façon dont la série de science-fiction Battlestar Galactica (Syfy, 2003-2009) déploie un monde fictionnel que l’on peut concevoir comme centré sur un « système fermé », la Flotte coloniale. Il explore la façon dont la série maintient de manière explicite une crise perpétuelle au sein d’un univers conçu comme vaste et désert, sans autre force antagoniste que les Cylons.

• FAVARD Florent, « The Big Empty : Représentation(s) de l’espace interstellaire à la télévision », Entrelacs, HS #4 « Paysages en séries » (éd. Marie Maillos et Maylis Asté), novembre 2016, p. 91-103, [download]

Cet article entend explorer la représentation de l’espace interstellaire dans les séries de science-fiction appartenant au genre du space-opera, en se focalisant sur la façon dont elles interrogent la notion même de « paysage » tout en proposant un réseau de représentations fortement codifiées.

• FAVARD Florent, « War Without End : le devoir de mémoire dans Babylon 5 (PTEN>TNT, 1993-1998) », TV/Series #10 « Guerres en séries II », novembre 2016 – [download]

Cet article explore la représentation des conflits dans la série de science-fiction américaine Babylon 5 (PTEN>TNT, 1993-1998). Dans une perspective narratologique thématique, il s’agit en premier lieu d’analyser le réseau de conflits qui structure le monde fictionnel et l’intrigue de la série au sein d’un récit complexe et non linéaire, ainsi que les analogies tissées de façon systématique avec des conflits réels, dans l’ordre chronologique de la série. Le rapport de la série à l’Histoire, au devoir de mémoire et à l’historiographie est ensuite étudié. Il est ainsi possible d’explorer les limites de la critique politique et sociale proposée par la série, et de mettre au jour le caractère cyclique de l’Histoire au coeur de son discours.

• FAVARD Florent, « “You can(’t) let go now”: Mystery boxes, quantum readings and very bright lights in Lost », TV/Series Hors séries #1 «  Lost : (re)garder l’île », octobre 2016 – [download]

Cet article entend s’interroger sur quelques particularités narratives de la série Lost, à l’aune de sa réception polarisée, voire fracturée. Prenant en compte le contexte de production et de réception de la série, cet article s’inspire de la théorie des mondes possibles appliquée à la fiction et de la storyology explorée notamment par Marie-Laure Ryan, pour analyser l’impact du concept de « boîte mystère » proposé par J. J. Abrams sur la lecture de l’intrigue par le public, et la superposition générique des cadres d’interprétations des éléments ambigus que sont le Cœur de l’île et les flashsideways.

• FAVARD Florent, « Le transmedia storytelling est-il soluble dans la narratologie ? », Cahiers de la SFSIC, juin 2016, p. 59-64 – [link]

Brefs questionnements sur la confrontation entre les narratologies contemporaines et le transmedia storytelling.

• FAVARD Florent, « La série est un récit : Articulation de l’intrigue à long terme et «mythologie» », Télévision, #7, mars 2016, p. 49-64 – [download]

Cet article s’intéresse à la notion de « mythologie » telle qu’elle est employée par les scénaristes et critiques (notamment dans la sphère anglo-saxonne) et à ce qu’elle pourrait apporter à la compréhension des structures narratives macroscopiques déployées à l’échelle des séries télévisées narrativement complexes contemporaines.

• FAVARD Florent, « Des Classics à New Who : Renouveau et continuité dans Doctor Who », Représentations, décembre 2015, p. 100-117 – [download]

Cet article vise à explorer l’évolution de l’esthétique de la série télévisée de science-fiction britannique Doctor Who (BBC, 1963-1989 ; 2005-présent), en questionnant les rapports entre l’état de l’art, le maintien de la continuité et les normes spécifiques du programme ; il s’agit de démontrer comment le programme se rend intemporel en négociant extra- et intradiégétiquement l’idée d’un renouveau perpétuel.

• FAVARD Florent, « Quand la science-fiction questionne le genre: l’exemple de la série Fringe », Genre en séries, #2 (automne 2015), p. 98-120 – [download]

Cet article explore les liens tissés entre les topoï du genre de la science-fiction et les questions d’identité et de genre dans la série américaine Fringe (Fox, 2008-2013).

• FAVARD, Florent, « It’s in the frakkin’ ship! la réflexivité musicale au service du récit dans Battlestar Galactica », in CARAYOL, Cécile (dir.), ROSSI, Jérôme (dir.), Musiques de séries télévisées, Rennes, PUR, 2015, p. 201-218 – [download]

Cet article s’intéresse d’une part à la composition de la musique de la série par Bear McCreary (ses influences, l’hybridité de l’orchestre, …), d’autre part aux fonctions proprement narratives qui sont prises en charge par la musique « de fosse » de la série.

• FAVARD, Florent, « Continuité, canonicité et complétude dans Doctor Who », TV/Series, #6 (déc. 2014), p. 192-210 – [download]

Article explorant la multi-auctorialité et le contenu transmedia de la série britannique Doctor Who, en s’intéressant à sa structure en rhizome, à l’isolation d’ères dans le programme, ou encore aux phénomènes de continuité/complétude rétroactive.

• FAVARD, Florent, « The Yellow umbrella syndrome: Pledging and delaying narrative closure in How I Met Your Mother », GRAAT Anglophone studies, #15 (avril 2014), p. 24-49 – [download]

Article en anglais traitant de la promesse de dénouement faite par la sitcom How I met your mother, et des divers mécanismes narratifs qu’elle met en place pour le retarder tout en faisant de cette fin la clef de voûte de son architecture.

•   « Eric Dufour, Le Cinéma de science fiction » (recension), Essais, vol. 2-2012, Presses Universitaires de Bordeaux, février 2013

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Docteur en études cinématographiques et audiovisuelles, j'aborde entre autres la narratologie, les séries télévisées et les genres de l'imaginaire. Avec des gifs.